LA POSITION DE L'EGLISE

Les contacts avec les morts recommencent à être « à la mode ».

On ne fait plus tourner les guéridons dans des atmosphères obscures et lourdes. On ne cherche plus des réponses à grand renfort de coups sur les murs et sur les meubles. Un coup pour dire oui, deux autres pour dire non et je ne vous parle même pas du nombre de coups pour épeler des mots… Il ne faut pas non plus se moquer de cette époque révolue. C’est grâce à elle qu’aujourd’hui, nous pouvons continuer d’avancer.

De grands noms sont à retenir et qui ont fait progresser la TCI. En dépit de ce que certains réprouvent, parmi ces grands noms se trouve le pape Pie XII, le pape Jean-Paul II, le père Gemelli, le père Ernetti, le père François Brune, le père Andréas Reich. Mais nous ne pourrions pas avancer plus loin sans l’aide immense de Monique Simonet, de Jacques et Monique Blanc-Garin, de Jean-Pierre Girard, et j’en oublie volontairement beaucoup tant la liste serait longue.

Et c’est ainsi que l’on voit le nombre des centres de TCI et de spiritisme s’agrandir sans cesse un peu partout dans le monde.

 L'Eglise catholique romaine face au paranormal, à la TCI.

Le Père François Brune et très connu et très apprécié dans maintenant plusieurs pays. La France est le pays où il vit mais il se déplace facilement et depuis maintenant longtemps un peu partout. On peut dire de lui qu’il est une forme d’ambassadeur du paranormal. Il œuvre en permanence à la réhabilitation du paranormal vis à vis de la religion mais aussi vis à vis de la science.

En 1998, le père François Brune annonce que des images vidéo d’excellente qualité lui ont été fournies par deux centres de TCI espagnols. Il en reçoit d’autres de la région parisienne, envoyée par une personne qui les a obtenues avec une installation numérique.

Aujourd’hui, on travaille sur les photos développées aux infra-rouges. A partir de photos où il n’y avait rien d’anormal, on découvre de façon très nette des personnages depuis l’autre monde.

En Italie, un chanceux a pu photographier avec précision le moment où le corps spirituel se détache du corps physique, avec l’accord de la personne mourante.

          Le père François Brune a été accusé de si nombreuses fois, par les autorités religieuses, qu’il en est arrivé à en rire.

Les contacts TCI seraient l’œuvre du Malin. C’est du satanisme. La belle affaire !

Là où des religieux ont eux-mêmes des contacts TCI, la réponse est différente. La TCI semble bien être quelque chose de tout à fait naturel mais pas forcément accessible à tous.

Toujours en Italie (mais cela me surprendrait qu’on ne le voit qu’en Italie), des prêtres exorcistes exorcisent des malheureux qui ont des contacts TCI, sous le prétexte fallacieux qu’ils sont sous l’emprise des forces du mal.

Il ne faut pas oublier de citer les grands nombres de personnes qui ont été incarcérées dans des unités psychiatriques parce qu’elles entendaient des voix. Il semble que cela se pratique encore… Il me semble, à moi, plutôt que de les enfermer dans des camisoles chimiques, il serait sans doute beaucoup plus intelligent d’expliquer à ces braves gens qu’ils sont tout à fait normaux et pourquoi. Malheureusement, ce n’est que mon avis.

Bref, les accusations vont bon train et pourtant, bien que notre père François Brune se voit ainsi accusé, l’on sait que des cardinaux viennent lui demander, comme une faveur, un petit enregistrement pour un membre de la famille…

            Ah, ces braves curés ! Faites ce que je dis et non ce que je fais. Dieu merci, ils ne sont pas tous comme cela. Par exemple, en Espagne, des jésuites font des conférences publiques, réalisent des enregistrement et les diffusent.

            Voici quelques mots du père Brune. (tiré du site ephphata    http://www.ephphata.net/)

-         - Nous participons à l'amour que Dieu a pour nos frères, et il est donc tout à fait normal que Dieu continue à aimer nos morts puisqu'ils sont vivants dans l'au-delà, et il est normal que l'amour de Dieu passe à travers notre propre amour pour eux. C'est vrai qu'en communiquant avec eux, on peut les déranger, si on a avec eux une relation captive à nouveau, si vraiment on essaie de les éprouver contre son corps, ou les reprendre dans ses bras ; les ramener continuellement par des souvenirs, à la vie terrestre, on peut alors leur faire du mal et les gêner dans leur évolution spirituelle. Cela, il faut l'éviter. C'est pour cela, que je conseille toujours aux parents qui viennent de perdre un enfant, de ne pas essayer de communiquer eux-mêmes avec lui, mais plutôt de demander à des personnes qui en ont l'expérience. Après deux ou trois communications, les parents pourraient le faire seul. La séparation demeure, mais elle a changé et ils n'agissent plus dans ce climat de douleur qui peut faire mal au disparu…

Il n'y a aucune impiété à maintenir ce lien et ils sont heureux de le faire s'ils voient que l'on accepte la volonté de Dieu et la séparation. Si l'on accepte pleinement, alors, là ils sont ravis, au contraire, de communiquer avec nous.
Il n'y a plus d'obstacles, plus de danger, plus de problèmes, et on les décevrait si on ne répondait pas…

Voici un extrait du Figaro Magazine du samedi 15 avril 2002 page 49.

 Le journaliste du Figaro, Didier van Cauwelaert, s'étonne alors :

-  La plupart des messages reçus nous parlent de bonheur et de lumière. L'enfer et le purgatoire sont t'ils désaffectés ?

A cette question effarante à plus d'un titre, l'abbé Brune répond très sérieusement :
- Dieu ne punit jamais. Mais nous subissons les conséquences de nos pensées. Ceux qui ne croyaient à rien se retrouvent prisonniers de l'obscurité et de la solitude qu'ils ont eux-mêmes créés. Ceux qui n'ont pas su aimer demeurent la proie de leur égoïsme.

Ceux qui n'ont pas réussi à pardonner continuent à souffrir de la haine qu'ils éprouvent.

Nous subissons les conséquences de nos pensées : C’est la définition même de la pensée magique, de la superstition : et quelles délices de culpabilité à la clé !

Ceux qui ne croient à rien sont reconnus au moins capables de créer l'obscurité et la solitude. Mais c'est une importante concession cela ! S'agissant de personnes comme nous qui demandons simplement d'abord qu'on nous fiche la paix, c'est même un hommage à une réussite certaine. Le nouveau dieu ne punit jamais, ne nous rendez pas l'ancien.

Le comble est atteint avec cette déclaration : Certains messages (de la TCI CC) nous affirment que la dernière miséricorde de Dieu, pour ceux qui refusent indéfiniment d'aimer, est de les laisser retourner au néant. Ce serait la seconde mort dont parlent les Ecritures.
         Claude Champon et Tribune des Athées 10/9/2002

           Il y a, malgré tout, du danger à pratiquer la TCI.

La TCI, c’est un peu comme le téléphone. Lorsqu’on a décroché et que l’on entend quelqu’un nous parler, on ne peut vraiment être sûr de son identité qu’à partir du moment où la conversation fait état de quelque chose de connu entre vous et la personne avec laquelle vous être en train de parler, et que vous êtes seuls à connaître. Et de plus, nos êtres chers, lorsqu’ils sont dans l’autre monde, ne possède plus de cloison pharyngée, de langue, de dents, de lèvres, bref, de quoi faire en sorte qu’ils aient toujours la même voix. Ils n’ont plus tout à fait la même voix et parfois, plus du tout la même.

            Dans l’autre monde, se trouvent des tas de gens biens et qui baignent dans l’amour mais il n’y a pas que des gens biens. Il y a des gens qui sont dans la peur, dans la tristesse et qui ne parviennent pas à en sortir. Ces gens là ont besoin d’être aidés et c’est le travail des centres de spiritisme. Il y a des gens qui ne parviennent pas à comprendre qu’ils sont morts et continuent d’essayer d’avoir prise sur la matière. Il y a ceux qui feraient tout pour pouvoir reprendre un corps. Et enfin, il y a des belliqueux, des mal-intentionnés. Ceux-ci sont beaucoup plus rares mais ils existent quand même. De tout ceci, il faut être conscient. Avant de faire une séance de TCI il y a des précautions à prendre et, il est bon de se rapprocher de gens qui la pratique déjà avant de se lancer seul dans cette aventure.

            Je peux vous dire que cela fait un drôle d’effet de se faire insulter de façon menaçante par des entités qui ne souhaitent qu’une seule chose : vous effrayer. Bien que je n’étais pas seul mais accompagné par deux autres médiums, bien que je ne me sois pas du tout laisser faire et ai montré une assez grande fermeté, j’avoue avoir quand même été déstabilisé.

             Les pères Ernetti et Gemelli. (tiré du livre de Monique Simonet : Et l’ange leva le voile. Editions du rocher).

            Le père Ernetti était un scientifique, un physicien et un philosophe international reconnu.

            Le père Gemelli était président de l’académie pontificale des sciences.

Le 15 septembre 1952, nos deux pères effectuaient des enregistrements musicaux pour des chants grégoriens. Les bandes magnétiques, à l’époque, étaient assez fragiles et, il n’était pas rare qu’elle casse soudainement. C’est ce qui est arrivé plusieurs fois au cours de cet enregistrement.

Le père Gemelli, agacé, lève les yeux vers le ciel et demande l’aide de son père défunt. Lorsque nos deux ecclésiastiques ré écoutèrent la bande, voici ce qu’ils entendirent :

-         Bien sûr, je vais t’aider, je suis toujours avec toi.

Nos deux pères répétèrent l’opération plusieurs fois et obtinrent les mêmes résultats.

Ce n’est pas sans crainte non plus qu’ils racontèrent leur aventure au pape Pie XII.

            La réponse du pape fut celle-ci :

-         Cher père Gemelli, vous n'avez vraiment pas à vous tracasser à ce sujet. L'existence de cette voix est strictement un fait d'ordre scientifique et n'a rien à voir avec le spiritisme… L'enregistreur est absolument objectif : il reçoit et enregistre les ondes sonores d'où qu'elles viennent. Cette expérience pourrait constituer la pierre angulaire de l'édification d'études scientifiques appelées à fortifier la foi des gens dans un au-delà.

     Le père Gino Concetti, de l’ordre des franciscains mineurs, est commentateur à l’osservatore romano, en. Italie, et aussi l’un des théologiens les plus compétents du Vatican, nous dit dans une interview donnée par le journal « Gente » du 26 décembre 1996, numéro 52, page 6,  que la TCI est tout à fait autorisée par l’Eglise catholique romaine. Nous ne commettons pas de péché si nous le faisons sous l’inspiration de la foi. C’est là une avancée formidable de l’Eglise.

    Ecoutons plus précisément ce que nous dit le père Concetti.

-         Selon le catéchisme moderne, Dieu permet à nos chers défunts qui vivent dans la dimension ultra-terrestre, d'envoyer des messages pour nous guider à certains moments de notre vie. A la suite de nouvelles découvertes dans le domaine de la psychologie sur le paranormal, l'Eglise a décidé de ne plus interdire les expériences de dialogue avec les trépassés, à condition qu'elles soient menées avec une sérieuse finalité religieuse et scientifique. Tout part de la constatation que l'Eglise est un unique organisme dont Jésus-Christ est le chef. Cet organisme est composé des vivants, c'est à dire aussi bien du peuple des fidèles sur la Terre que des trépassés, qu'ils soient les bienheureux et les saints dans la paix de l'esprit au paradis, ou les âmes qui doivent expier leurs péchés au purgatoire. Ces trois dimensions sont unies, non seulement à Jésus, mais suivant le concept de la « communion des saints », sont unies aussi ensemble. Ce qui signifie qu'une communication est possible. Les messages peuvent nous parvenir, non pas à travers les paroles et les sons, c'est-à-dire avec les moyens normaux des êtres humains, mais à travers des signes divers comme par exemple, des songes qui parfois sont prémonitoires, ou à travers des impulsions spirituelles qui pénètrent dans notre esprit, impulsions qui peuvent se transformer en visions et en concepts…

Il est nécessaire de ne s'approcher du dialogue avec les défunts que dans les  situations de grande nécessité : quelqu'un qui a perdu dans des circonstances tragiques son père ou sa mère, ou son enfant, ou bien son mari, et ne se résigne pas à l'idée de sa disparition. Avoir un contact avec l'âme du cher défunt peut rasséréner un esprit bouleversé par le drame. On peut s'adresser aux défunts également si l'on a besoin de résoudre un grave problème de vie. Nos ancêtres, en général, nous aident et ne nous envoient jamais de messages qui portent atteinte à nous-mêmes, ni à Dieu.

Il ne faut pas jouer avec les âmes des trépassés. Il ne faut pas les évoquer pour des motifs futiles : pour obtenir par exemple, les numéros du Loto.

Il convient aussi d'avoir un grand discernement à l'égard des signes de l'au-delà et de ne pas trop les « emphatiser », on risquerait de tomber dans la crédulité excessive la plus suspecte…
Avant tout, il ne faut pas aborder le phénomène de la médiumnité sans la force de la foi : on risquerait de perdre son équilibre psychique et de sombrer tout à fait dans la possession démoniaque ; les prêtres exorcistes continuent de signaler des milliers de cas de personnes infestées par le démon à l'occasion de séances de spiritisme.

-          Ceux qui captent le plus souvent ces phénomènes sont les personnes sensitives c’est à dire les personnes qui ont une sensibilité supérieur à l’égard de ces signes ultra-terrestres. Je veux parler des clairvoyants et des médiums. Mais les personnes normales peuvent avoir certaines perceptions extraordinaires, un signe étrange, une illumination soudaine. A la différence des personnes sensitives, elles peuvent rarement parvenir à interpréter ce qui se passe en elles et à l'intérieur d’elles-mêmes.

-          Oui, l’Eglise permet de s’adresser à ces personnes particulières, mais avec une grande prudence et à certaines conditions. Les sensitifs auxquels, on peut demander assistance doivent être des personnes qui mènent leurs expériences même avec des techniques modernes, en s’inspirant de la foi. Si ces derniers sont des prêtres, c’est encore mieux. L’Eglise interdit tous les contacts des fidèles avec ceux qui communiquent avec l’au-delà en pratiquant l’idolâtrie , l’évocation des morts, la nécromancie, la superstition et l’ésotérisme. Toutes les pratiques occultes qui incitent à la négation de Dieu et des Sacrements.

 

Après bien des siècles, ça bouge !

            Même si ça paraît bien lent, ça bouge beaucoup et c’est bien.

            Pour celles et ceux qui avaient encore des réticences, la voie est libre. Enfin presque… il ne faut pas non plus se jeter là-dessus n’importe comment, ni en faisant n’importe quoi.